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La distribution des cartes au rami : méthode et règles

La distribution des cartes au rami : méthode et règles

L'essentiel :
  • On distribue 13 cartes par joueur à trois ou quatre joueurs, et 14 cartes si la partie se joue à deux.
  • La donne part toujours du joueur assis à la gauche de celui qui distribue, une carte à la fois.
  • Les cartes non distribuées forment la pioche, posée cachée ; la première est retournée pour amorcer la défausse.
  • Le rôle de donneur tourne à chaque tour de jeu, généralement vers le joueur suivant.

La distribution des cartes au rami est l'étape qui précède le premier tour de jeu : c'est le moment où le joueur qui distribue mélange les cartes, les fait couper, puis en remet un nombre précis à chacun avant de poser les autres au centre. Une donne mal faite, avec une carte de trop ou de travers, peut fausser toute la manche : voici comment elle se déroule, dans l'ordre.

Qui distribue, et comment on désigne le premier donneur

Avant la toute première manche d'une partie, les joueurs désignent un donneur initial, le plus souvent en tirant chacun une carte : celui qui obtient la carte la plus haute, ou parfois la plus basse selon l'habitude du groupe, prend ce rôle pour la première donne. Une fois la partie lancée, la question ne se pose plus de la même façon : ce rôle change automatiquement à chaque tour suivant, en général au profit du joueur assis à sa gauche, de sorte que chacun distribue à son tour au fil de la partie.

Celui qui distribue a une responsabilité précise avant de commencer : mélanger soigneusement les cartes, puis les faire couper par le joueur à sa droite. Cette coupe, même si elle paraît une formalité, garantit que personne ne peut soupçonner un mélange arrangé, et elle fait partie des usages du rami au même titre que la distribution elle-même.

Combien de cartes reçoit chaque joueur

Le nombre de cartes dépend directement du nombre de joueurs assis à la table. À trois ou quatre joueurs, la configuration la plus courante (le détail de ce qui change exactement entre ces deux effectifs est traité à part), chacun obtient treize cartes. À deux joueurs seulement, la règle change légèrement et chacun en obtient quatorze, pour compenser le nombre réduit de participants et garder des mains suffisamment fournies dès le départ ; le détail de cette variante à deux se trouve sur la page rami à deux joueurs.

Ce nombre reste identique quel que soit le jeu de cartes utilisé pour donner. Sur les tables qui jouent avec deux jeux de cartes réunis, comme c'est l'usage pour le rami marocain, le même principe s'applique exactement : chaque joueur obtient toujours treize ou quatorze cartes selon sa place, seule la taille du jeu initial change, ce qui allonge simplement la pioche disponible pour la suite.

L'ordre et le sens de la donne

On distribue toujours carte par carte, et jamais plusieurs cartes d'un coup. Celui qui donne commence par le joueur assis immédiatement à sa gauche, puis continue vers le joueur suivant, en faisant le tour complet des participants jusqu'à ce que chacun ait son compte de cartes. Il se sert lui-même en dernier, après avoir servi tous les autres joueurs.

Si une carte se retrouve exposée par erreur pendant la donne, l'usage le plus répandu consiste à la remplacer par la carte suivante puis à la replacer plus loin dans la pioche, plutôt que d'interrompre toute l'opération. Certains groupes préfèrent recommencer une donne entièrement neuve en cas d'erreur manifeste ; dans les deux cas, mieux vaut se mettre d'accord sur la marche à suivre avant que la question ne se pose en pleine partie, quelle que soit la possibilité retenue : peu importe le choix, il vaut mieux l'annoncer avant de l'utiliser pour la première fois.

Ce qu'il reste après la donne : pioche et défausse

Une fois que tous les joueurs ont leurs cartes en main, celui qui a distribué pose les cartes restantes au centre, cachées : c'est la pioche, dans laquelle chaque joueur viendra en tirer une à son tour. Il retourne alors la carte du dessus de cette pile et la place à côté, visible celle-là : elle marque la première de la défausse, sur laquelle les joueurs poseront ensuite les cartes dont ils ne veulent pas.

Cette double pile, l'une cachée et l'autre exposée, demeure en place pendant tout le tour de jeu. Pour le détail de ce qui se passe une fois la donne terminée, à savoir comment piocher, poser des combinaisons de cartes et se défausser, la page comment jouer au rami reprend le déroulement complet d'un tour.

Ce qu'on fait de ses cartes une fois la donne terminée

Dès qu'il n'y a plus rien à distribuer, chaque joueur prend ses cartes en main et les trie, en général par couleur puis par valeur croissante, pour repérer plus facilement les combinaisons déjà formées ou à un pas de l'être. Ce tri n'est imposé par aucune règle écrite, mais il fait gagner un temps précieux : une main bien organisée permet de voir d'un coup d'œil les jokers disponibles et les cartes qui manquent pour compléter une suite ou un groupe. C'est ensuite le joueur qui a obtenu la première carte, celui assis à la gauche de celui qui a distribué, qui entame la partie en piochant le premier.

Un tri par valeur fait ressortir tout de suite les débuts de combinaisons : trois cartes de même valeur mais de couleur différente, comme deux valets et une dame proches d'un brelan, ou trois cartes consécutives d'une même couleur qui annoncent déjà une séquence. Le but n'est pas de poser quoi que ce soit dès la donne terminée, puisque cela reste conditionné à un minimum de points selon les tables, mais de savoir dès le premier coup d'œil ce qu'il manque pour compléter un groupe ou un carré, et de surveiller au fil du jeu ce que chaque adversaire prend dans la pioche ou dépose à la défausse. Cette lecture rapide de sa main compte parmi les habitudes qui distinguent un joueur expérimenté d'un débutant, aussi bien au rami classique qu'à ses variantes.

Changer de donneur à chaque tour

Le rôle de donneur ne reste jamais fixe sur toute une partie : il change à chaque tour de jeu, ce qui permet à tous les joueurs de distribuer à leur tour et évite qu'un seul participant garde un avantage ou un désavantage lié à cette tâche. Le passage du rôle se fait le plus souvent vers le joueur suivant, dans la même direction que celle suivie pour distribuer les cartes elle-même. Pour connaître le déroulement complet des règles du rami au-delà de cette seule étape, la page dédiée détaille les combinaisons, le calcul des points et la fin d'une manche.

Ce qui peut varier d'une table à l'autre

Rien de tout cela n'est fixé par une autorité qui utilise une position unique sur la question : chaque table adapte légèrement ces usages. Certains groupes fixent une condition supplémentaire, comme distribuer face visible la toute dernière carte du donneur pour vérifier qu'il n'a pas triché ; d'autres se contentent d'une nouvelle donne silencieuse à chaque manche, sans formalité particulière. Ce que la plupart des joueurs retiennent, quelle que soit la variante, tient également en une règle simple : le nombre de cartes et le sens de la distribution restent identiques du début à la fin d'une même partie, pour que personne ne soit avantagé par un changement en cours de route.

Questions fréquentes sur la distribution des cartes au rami

Combien de cartes distribue-t-on au rami ?

Treize cartes par joueur à trois ou quatre joueurs, et quatorze chacun si la partie se joue à deux. Les cartes non distribuées forment la pioche.

Qui distribue les cartes au rami ?

Celui désigné par tirage au sort avant la première manche, un rôle qui change ensuite automatiquement à chaque tour suivant, en général au profit du joueur suivant.

Que deviennent les cartes non distribuées ?

Elles forment la pioche, posée cachée. La première est retournée à côté pour amorcer la défausse, sur laquelle les joueurs poseront ensuite leurs cartes non désirées.

La donne change-t-elle à deux joueurs ?

Oui, chaque joueur obtient une carte de plus qu'à trois ou quatre, soit quatorze au lieu de treize, pour compenser le nombre réduit de participants.

Faut-il couper le jeu avant de distribuer ?

Oui, l'usage veut que celui qui distribue mélange les cartes puis les fasse couper par le joueur à sa droite avant de commencer, ce qui garantit un mélange équitable.

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