Pour apprendre à jouer au rami, il faut d'abord saisir le but du jeu : se débarrasser de toutes ses cartes en les organisant en combinaisons valides avant ses adversaires. On joue avec un jeu de 52 cartes pour deux à quatre joueurs (deux jeux pour cinq ou six). Chaque joueur reçoit 13 cartes, le reste forme la pioche, et une carte est retournée face visible pour démarrer la défausse. Le joueur à gauche du donneur ouvre la partie.
Le déroulement d'un tour
À chaque tour, le joueur commence par piocher une carte. Il peut prendre la carte visible du sommet de la défausse à condition de l'intégrer immédiatement dans une combinaison. Sinon, il pioche dans la pioche fermée. Après avoir éventuellement formé ou complété des combinaisons dans sa main, il défausse une carte face visible. Le tour passe au joueur suivant dans le sens horaire.
Pour poser ses combinaisons sur la table, il faut atteindre un seuil minimal selon les règles adoptées, souvent 51 points dans les variantes françaises. Une fois ce seuil franchi, le joueur pose ses combinaisons et peut, lors des tours suivants, ajouter des cartes aux combinaisons déjà visibles, les siennes comme celles de ses adversaires. Cette possibilité d'extension est une des clés pour vider rapidement sa main. Chaque tour se termine toujours par une défausse obligatoire.
Fin de manche et score
La manche prend fin dès qu'un joueur n'a plus de cartes en main, soit en posant sa dernière combinaison, soit en défaussant sa dernière carte. Les autres joueurs comptent alors les points restants dans leur main : 10 points par figure (roi, dame, valet), 1 point pour l'as, valeur nominale pour les autres cartes. Ces points s'accumulent en score négatif. Plusieurs manches s'enchaînent jusqu'au seuil défini en début de partie (500 ou 1 000 points). Le joueur avec le score total le plus bas gagne.
Pour progresser rapidement, deux réflexes aident dès les premières parties. D'abord, garder ses combinaisons partielles regroupées dans sa main pour ne pas les perdre de vue. Ensuite, observer les cartes que les autres défaussent : cela révèle leurs intentions et permet d'éviter de leur donner ce qu'ils cherchent. Un joueur attentif aux défausses adverses compense souvent une main médiocre reçue en début de manche.








